
Le Désir est dans la cage, d’Alissa Wenz (éditions Les Avrils), est de ces livres que l’on garde précieusement, comme un cadeau que l’on s’offre au moment juste. Je l’ai longtemps laissé m’attendre, certaine déjà de ce qu’il allait provoquer. Car je connais la plume d’Alissa Wenz : sa musicalité, sa finesse, son immense talent d’autrice, de compositrice et d’interprète. Je savais. Je savais que j’allais l’aimer éperdument.
Et quel bonheur d’avoir attendu. D’avoir choisi le bon moment pour m’offrir cette lecture.
Je l’ai alors lu d’une seule traite, en apnée. Happée, bouleversée, enchantée.
À travers ce roman incandescent, j’ai découvert la vie et l’œuvre de la compositrice Mel Bonis. Une vie de musique et de désir, à une époque où créer, aimer librement et exister artistiquement étaient autant d’interdits pour les femmes. Et pourtant, Mélanie Bonis a osé. Elle a composé. Elle a aimé. Passionnément.
Porté par une écriture vibrante, charnelle et profondément incarnée, ce roman, librement inspiré de la vie de la compositrice, est bien plus qu’un récit biographique : c’est un chant, un souffle, un hommage lumineux rendu à une femme, à une œuvre, et à toutes celles que l’histoire a trop longtemps enfermées dans le silence.
Un bijou de littérature, à lire et à écouter battre longtemps en soi.
Coups de coeur de Sandra Adamantiadis